La Chronique de Omar FAYE

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Cherté de la vie ! Quand le père de famille cherche à prendre la poudre d’escampette.

La vie au Sénégal devient de plus en plus difficile. Cette réalité assez complexe semble ne pas encore connaître son épilogue si on s’en tient aux différents propos des économistes.

La problématique majeure est la non explication de cette situation par les gouvernants. Ces derniers laissent le peuple confus dans ses pensées. Même si parfois, sous le coup de l’incompréhension, il vote des deux mains toute sorte de prétexte émanant d’eux.

On ne le dira jamais, tant que le système de gouvernance politique reste au-dessus de celui économique, on n’aura point entendu une fin de ce calvaire. Dès lors, diverses raisons peuvent prétexter ces nombreuses difficultés.

Nous savons tous, que notre économie ne repose que sur la fiscalité. L’agriculture et bien d’autres domaines d’activité économique ne représentent absolument pas grande chose. Alors, face à cet état de fait, nous devons incessamment nous interroger sur comment le pouvoir assure ses lourdes depenses ?

Aussi, soyons réaliste, à l’instar de beaucoup de pays africains, le Sénégal n’a pas la culture de l’industrialisation. Cette dernière, propulse le service fiscal de nombreux pays développés. Notre gouvernement tarde jusqu’à présent à ouvrir ses yeux ou encore aime voir ses administrés être dans la mouise.

Dans un pays où on note plus d’une cinquantaine de ministres avec ou sans cahier de charge, des institutions budgétivores sans aucune importance, des directions pour satisfaire une clientèle politique, des dépenses inutiles, pour ne citer que cela ne peut véritablement espérer un développement.

Notons que le budget de fonctionnement de cette liste qu’est loin d’être exhaustive n’émane nulle part ailleurs que sur la taxation. Très normal alors, qu’elle connaissent une hausse.

Nul doute que cela se répercute sur les prix des denrées. Certainement, les pères de famille vont payer les pots cassés. Et l’État comme d’habitude, il n’en a cure du vécu quotidien de la population. Il a vraiment une mauvaise presse.

L’autre chose qu’il faut souligner c’est le manque de patriotisme fiscale des sénégalais. Ces derniers ou du moins ceux qui en ont la possibilité, ne font jamais de façon volontaire et licite leur déclaration d’impôts. Ils préfèrent gaspiller de gauche à droite leur fortune que de s’acquitter de leur devoir fiscal.

Et c’est la plupart d’entre eux qui fustigent la politique du gouvernement, critiquent ses réalisations et créent de la confusion dans la tête des uns et des autres.

Il y a aussi, la non prise en charge dans la fiscalité du secteur que l’on nomme « informel ». Nous ne pouvons pas réussir une bonne mobilisation des ressources tant qu’il n’y ait pas d’équité entre les secteurs. Le fait de considérer ce secteur informel aidera les départements fiscaux à avoir plus de recettes qui serviront à faciliter la vie quotidienne des compatriotes.

Entre autres raisons, voilà aujourd’hui ce qui fait que le sénégalais lambda souffre énormément.

Assurément, pour une amélioration des conditions de vie des sénégalais, il faut du gros travail derrière. C’est un ensemble de chaîne qu’il faudrait suivre.