ASSAMM: 15e Édition des Journées Francophones de la Schizophrénie

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Sous le haut parrainage de son Excellence Monsieur Macky SALL,

Président de la République du Sénégal , Ansoumana DIONE,

Président Fondateur de l’ASSAMM s’est exprimé devant la presse ce mardi 12 avril au café de Rome

Monsieur le Directeur de la Francophonie, Représentant du Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur ;

Monsieur le Représentant du Ministre de la Santé et de l’Action Sociale ;

Monsieur le Représentant du Conseil Economique, Social et Environnemental ;

Monsieur le Délégué Général de Wallonie Bruxelles

Ce 12 avril 2022, au Café de Rome pour célébrer, pour la première fois au Sénégal, la 15e Édition des Journées Francophones de Schizophrénie, soule thème : « Schizophrénie, un diagnostic précoce peut limiter les dégâts ». Certes, beaucoup l’ignorent. Mais, la Schizophrénie est la maladie mentale la plus répandue, avec 1 % de la population mondiale. Très complexe, elle affecte les sens vitaux de l’homme, à travers une désorganisation de la pensée et des comportements. Généralement, elle se manifeste par des délires, hallucinations (visuelles ou auditives), un retrait, un manque d’énergie et d’émotion. Jusqu’ici, les causes de cette maladie trop handicapante, restent inconnues. Toutefois, des facteurs génétiques ou environnementaux peuvent être à l’origine de cette pathologie chronique qui impose un traitement à vie, d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce, pour mieux soulager les malades.

Malgré l’ampleur et la gravité de la Schizophrénie, source d’insécurité et facteur de sous-développement, certains Etats n’accordent pas assez d’importance par rapport à la prise en charge des victimes. L’absence de structure d’accueil, les difficultés d’accès aux soins et aux médicaments, le manque de personnels qualifiés (psychiatres, psychologues, entre autres), font que les schizophrènes se retrouvent souvent dans les rues, exposés à de nombreux problèmes dont les sévices sexuels, suivis de grossesses et autres maltraitances pour les femmes qui en souffrent. Pour remédier à tous ces maux qui gangrènent notre société, de croyant et de solidarité, nous avions bénéficié d’un Siège à Kaolack, en 2004, avec l’appui du gouvernement. Malgré ces gros efforts, nous attendons encore que ladite structure soit mise à notre disposition, pour la résolution du problème des malades mentaux errants, au nombre de quatre mille au Sénégal. A cause de ce retard, des groupes de personnes s’activent, de façon illégale et arbitraire, autour des personnes très vulnérables. D’ailleurs, c’est avec beaucoup de regrets que nous assistons à des scènes de maltraitances, de séquestration de malades mentaux, à Rufisque et un peu partout, à travers le pays. A Kaolack, par exemple, des familles nous ont contactés, pour déplorer la disparition de leurs proches atteints de déficience mentale, injustement enlevés par des individus, à bord de véhicule, pour des bains corporels. Vu la gravité des faits, plongeant toutes ces familles dans l’émoi, la tristesse et la consternation, l’ASSAMM déposera, dans les prochains jours, une plainte contre X, auprès du Procureur de Grande Instance de Kaolack, pour mettre la lumière sur cette affaire extrêmement grave.

Au sortir de ces Journées Francophones de Schizophrénies, le Sénégal pourra s’occuper davantage des questions de santé mentale, un casse-tête pour nos populations. L’espoir est permis, vu l’accompagnement combien important de l’Etat et de bonnes volontés, pour la réussite de cette activité qui nous réunit présentement. Pour atteindre nos objectifs par rapport aux malades mentaux errants et ceux vivant dans les familles, nous comptons sur l’appui du Président de la République, son Excellence Monsieur Macky SALL, Parrain de cette édition 2022. Aujourd’hui, de réels problèmes subsistent au niveau des quelques rares services de psychiatrie, concentrés à Dakar et il urge pour les autorités sanitaires, de faire intégrer les soins de santé mentale dans notre système de santé, pour plus d’équité dans les traitements. Egalement, l’Hôpital psychiatrique de Thiaroye, une référence au Sénégal, doit être mieux outillé afin de permettre à son personnel très dévoué, d’accomplir correctement sa mission. Ainsi, c’est l’occasion pour nous d’inviter les autorités sanitaires, à prendre à bras-le-corps, les questions de maladies mentales, facteurs de suicides, de divorces, d’agressions mortelles, devenus très récurrents au Sénégal.

Mesdames, Messieurs, chers journalistes, honorables invités, nous ne saurions terminer notre allocution, sans aborder des nombreuses opportunités qui vont s’offrir à notre pays, pour le bien-être des citoyens victimes de troubles mentaux. Ce, grâce à la participation de notre Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), à ces Journées Francophones de Schizophrénie. C’est pourquoi, l’Etat devra accompagner notre organisation, appartenant à la nation, comme l’a bien souligné, son Excellence Madame Aïssata TALL SALL, Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, lors d’une audience, ce 05 avril. Désormais, le Sénégal entre dans le cercle des pays francophones, célébrant annuellement la Schizophrénie, pour un meilleur accès aux traitements. Dans un proche avenir, notre pays bénéficiera d’un renforcement de capacité, pour les personnels de santé, en terme de prise en charge, pour mieux faciliter les soins à l’intérieur du pays.

Pour revenir à notre Programme de retrait des malades mentaux de la rue, dont les premiers bénéficiaires devront être présentés au chef de l’Etat Macky SALL, le 17 juin prochain, à l’occasion de la Journée Nationale des Malades Mentaux Errants, nous lançons un appel au Gouvernement, aux amis du Sénégal et aux bonnes volontés, pour apporter leurs contributions financières, techniques ou matérielles, pour la réussite de cette vaste opération humanitaire. Dans un pays comme le Sénégal, de Téranga et d’entraide, il est inadmissible que des citoyens continuent à s’alimenter dans des poubelles ou mourir, tels des animaux sauvages, parce que tout simplement, ils sont victimes de troubles mentaux. En vérité, nous sommes tous coupables de délit de non-assistance à personne en danger et il appartient au Président de la République, Gardien de la Constitution, de sévir en premier, pour le respect de leurs droits. Au Sénégal, les malades mentaux vivent un enfer terrestre et l’heure est maintenant venue pour mettre fin à leurs calvaires. Après plus de deux décennies de luttes, de sacrifices et de privations, l’ASSAMM, créée depuis le 1er août 2000, ne dispose d’aucun moyen de travail, même pas un véhicule de transport, malgré la noblesse de sa mission.

Mesdames, Messieurs, honorables invités, chers journalistes, venus nombreux, pour couvrir cette manifestation, nous vous remercions de votre aimable attention